Sendora Logo
Délivrabilité

SPF, DKIM, DMARC : pourquoi vos emails arrivent en spam et comment y remédier

Guide complet pour les PME et associations françaises : comprenez SPF, DKIM et DMARC, les nouvelles exigences Google/Yahoo/Microsoft 2024-2025, et configurez votre domaine en moins d'une heure.

20 juin 20269 min de lecture

Chaque jour, vos emails partent. Mais arrivent-ils vraiment ? Une étude récente montre qu'entre 15 et 20 % des emails légitimes finissent en spam ou sont bloqués avant même d'arriver. Pour les PME et associations qui envoient des newsletters ou des emails à leurs clients, c'est un problème réel, souvent invisible.

Depuis 2024, Google, Yahoo et Microsoft ont renforcé leurs exigences. Trois protocoles sont devenus incontournables : SPF, DKIM et DMARC. Voici ce que vous devez savoir, sans jargon.

La plupart des entreprises françaises ne sont pas protégées

Selon l'AFNIC, l'organisme qui gère les domaines .fr, voici la situation en 2025 :

69 %
des domaines .fr ont SPF
40,7 %
des domaines .fr ont DKIM
19,5 %
des domaines .fr ont DMARC

Autrement dit, 8 entreprises françaises sur 10 n'ont pas de protection DMARC. Si vous envoyez des newsletters ou des emails marketing, vous êtes probablement dans ce cas.

SPF, DKIM, DMARC : à quoi ça sert ?

SPF DKIM DMARC illustration

Ces trois protocoles ont un seul objectif : prouver que vos emails viennent bien de vous, et pas d'un escroc qui usurpe votre identité.

SPF : qui a le droit d'envoyer en votre nom ?

SPF est une liste que vous publiez sur votre nom de domaine. Elle indique quels services sont autorisés à envoyer des emails de votre part (votre messagerie, votre outil de newsletter, etc.).

Imaginez une liste d'invités à l'entrée d'un événement. Si quelqu'un n'est pas sur la liste, le portier le signale comme suspect.

Exemple avec Google Workspace + Sendora :

v=spf1 include:_spf.google.com include:_spf.sendora.fr -all

DKIM : une signature sur chaque email

DKIM ajoute une signature invisible à chaque email que vous envoyez. Le serveur du destinataire vérifie que cette signature est authentique et que le message n'a pas été modifié en route.

Pensez à un cachet de cire sur une enveloppe. Si le cachet est intact, l'email est authentique. S'il a été touché, ça se voit.

DMARC : les instructions en cas de problème

DMARC dit aux serveurs de réception quoi faire si un email ne passe pas les vérifications SPF ou DKIM. Trois options : ignorer et signaler, mettre en spam, ou bloquer complètement.

C'est le règlement de sécurité à l'entrée du bâtiment : « Si quelqu'un prétend venir de notre entreprise mais n'a pas le bon badge, appelez-moi. »

Ce que Google, Yahoo et Microsoft demandent depuis 2024

En février 2024, Google et Yahoo ont rendu ces protocoles obligatoires pour les expéditeurs qui envoient plus de 5 000 emails par jour. Microsoft a suivi en mai 2025. Concrètement, sans ces configurations, vos emails peuvent être rejetés directement.

Les exigences principales :

  • SPF configuré sur votre domaine
  • DKIM activé dans votre outil d'envoi
  • DMARC publié sur votre domaine
  • Un lien de désabonnement en un clic dans vos emails
  • Un taux de spam inférieur à 0,3 %

Même si vous envoyez moins de 5 000 emails par jour, configurer ces trois protocoles améliore la délivrabilité de tous vos envois.

Les 3 erreurs qui font atterrir vos emails en spam

1. Ne pas avoir configuré ces protections du tout

C'est l'erreur la plus répandue. Sans SPF, DKIM et DMARC, Gmail, Outlook et Yahoo n'ont aucune raison de faire confiance à vos emails. Ils atterrissent en spam, ou n'arrivent tout simplement jamais. Et vous ne le savez pas, parce que personne ne vous prévient.

2. Utiliser un outil d'envoi sans le déclarer sur votre domaine

Quand vous utilisez Sendora ou une autre plateforme d'envoi, deux options existent. La première : envoyer via un sous-domaine partagé fourni par la plateforme. C'est rapide, mais vos destinataires voient que le message ne provient pas directement de votre domaine, ce qui nuit à votre image et à la confiance.

La deuxième option, fortement recommandée : renseigner dans votre DNS les enregistrements que Sendora vous fournit. Vos emails partent alors authentifiés depuis votre propre domaine, comme si vous les envoyiez vous-même. C'est cette configuration qui compte vraiment aux yeux des filtres anti-spam.

3. Envoyer depuis une adresse qui ne correspond pas à votre domaine

Vous avez un site en votre-entreprise.fr mais vous envoyez depuis une adresse Gmail ou un autre domaine ? Les filtres anti-spam vérifient la cohérence entre l'adresse visible et le domaine technique. Une incohérence suffit à rendre vos emails suspects, et ouvre la porte aux usurpations d'identité.

Avec Sendora, c'est du copier-coller

Pas besoin de comprendre la technique. Depuis votre interface Sendora, vous avez accès à toutes les lignes à ajouter dans votre DNS, c'est-à-dire dans l'interface de votre hébergeur de domaine (OVH, Gandi, Cloudflare...). Sendora vous donne exactement quoi coller, dans quel champ, avec quel nom.

Ce que Sendora vous demande de configurer

  • Un enregistrement TXT : pour prouver à notre infrastructure d'envoi que vous êtes bien propriétaire du domaine
  • 3 enregistrements DKIM (de type CNAME) : ce sont les clés qui signent chacun de vos emails avec votre domaine. C'est la pièce centrale : c'est grâce à eux que vos emails passent les vérifications DMARC
  • DMARC : pour protéger votre domaine contre l'usurpation et recevoir des rapports sur vos envois

Le SPF, lui, est souvent déjà en place chez votre hébergeur. Sendora le vérifie, mais ne vous demande pas de le reconfigurer si ce n'est pas nécessaire.

Une fois les enregistrements ajoutés dans votre DNS, vous pouvez lancer un test de vérification directement depuis Sendora. La plateforme vous indique en temps réel quels enregistrements sont détectés et lesquels manquent encore.

La propagation DNS prend entre quelques minutes et quelques heures selon votre hébergeur. Si le test échoue juste après avoir collé les enregistrements, attendez un peu et relancez-le.

Ce qui se passe sans ces protocoles

Sans SPF et DKIM, vos emails n'ont aucune preuve d'origine. Les filtres anti-spam les traitent avec méfiance. Une partie de vos contacts ne voit jamais vos messages, sans que vous le sachiez.

Sans DMARC, n'importe qui peut envoyer des emails en se faisant passer pour vous. Un escroc peut contacter vos clients en utilisant votre adresse, leur envoyer de fausses factures ou demander des mots de passe. Vous n'en saurez rien.

Depuis fin 2025, les grandes messageries rejettent directement les emails des expéditeurs non conformes. Ce n'est plus une recommandation : c'est une obligation.

En résumé

SPF, DKIM et DMARC sont trois configurations simples qui font une grande différence. Elles protègent votre réputation d'expéditeur, améliorent la délivrabilité de vos emails et empêchent des tiers d'usurper votre identité.

Moins d'une heure de configuration, des bénéfices durables. Si vous ne l'avez pas encore fait, c'est le moment.

Envoyez vos emails avec Sendora

Vérification de domaine, newsletters, statistiques : tout ce qu'il vous faut pour bien communiquer par email.

Commencer maintenant